Le père, Jules Antoine Goujon, naît le 23 janvier 1852 au 24, rue Montholon, dans le 2e arrondissement de Paris. C’est le fils de Claude Goujon, ancien garçon boulanger devenu concierge, et de Victorine Eugénie Maligne, également concierge. Claude est originaire de Villiers-en-Morvan, en Côte-d’Or, tandis que Victorine vient de Vire, dans le Calvados. Sans doute « montés » tous les deux à Paris pour y trouver du travail, ils s’y rencontrent alors que Victorine est cuisinière. Le couple se marie le 22 janvier 1842 dans le 3ᵉ arrondissement de Paris. De cette union naîtront deux enfants : Jules, et sa sœur Antoinette Virginie Amélie, que l’on appelle couramment par son troisième prénom, Amélie. Elle épousera Luc Dumoulin, caissier de banque, le 1er octobre 1874 à Paris, 3e arrondissement.
Mais, revenons à Jules Goujon. Issu d’une modeste famille de concierges parisiens, il se distingue par de brillantes études qui le mènent à une carrière de comptable reconnu. En 1883, il réside et travaille à Hennebont. Cette même année, il épouse à la mairie de Mauron, dans le Morbihan, Estelle Legros, fille de Joseph Legros, notaire et ancien maire bonapartiste du bourg. Les parents de Jules sont déjà décédés à Paris. Quant au père d’Estelle, il est mort à Mauron. Sa mère, Aimée Guilloteaux, assiste à la cérémonie et y donne son consentement.
Trois ans plus tard, nous retrouvons Jules et Estelle à Quimperlé où naît leur premier enfant, une fille prénommée Geneviève Marie Victoire. Jules travaille comme comptable aux Papeteries de Mauduit, où il a probablement été recruté en raison de ses compétences professionnelles. De leur union naitront cinq enfants, tous à Quimperlé :
– Geneviève , le 22 février 1886, rue du Château.
– Anne Amélie, le 20 septembre 1887, au Combout.
– Marguerite, le 22 juillet 1889, au Combout.
– Marie-Cécile, le 23 août 1890, née au Combout, décédée à l’âge de 21 jours.
– Joseph Claude, le 4 janvier 1892, rue du Château, décédé à 15 mois.