Association fonderies Savary-rivière

En 1875, l’ingénieur Alexis Savary (également maire de Quimperlé de 1886 à 1899) fonde une usine de fabrication de machines agricoles dans le quartier du Gorréquer, en basse-ville de Quimperlé, près de l’Isole. Peu après, il s’associe avec Louis‑Évariste Rivière (1868–1931), développant la production, notamment de fonte, et agrandit l’usine en 1898. L’activité principale comprenait la fabrication de machines agricoles, mais aussi du matériel pour les chemins de fer, le génie militaire, les postes et télégraphes, et même du mobilier scolaire
Dès la fin du XIXe siècle, les établissements Savary, devenus par la suite Savary-Rivière, faisaient graver des plaques illustrant leurs différentes productions, qu’il s’agisse de machinisme agricole ou de mobilier scolaire. Ces plaques servaient à l’impression de catalogues publicitaires. C’est à la clairvoyance et à la lucidité de Louis [Lili] Perennou, dernier contremaître de la fonderie, que l’on doit la préservation de ces plaques. L’Association « Les Fonderies Savary-Rivière » a été créée au 15 mars 2024 pour la collecte, la sauvegarde et la valorisation du patrimoine industriel produit par les anciennes Fonderies Savary‑Rivière, notamment des machines agricoles, matériel ferroviaire, électrique, matériel scolaire, archives, etc. L’association vise à préserver ce patrimoine tout en construisant un véritable travail de mémoire. Si vous possédez du matériel de ces fonderies (souvent oublié dans des granges ou hangars), elle vous invite à les contacter afin de sauver ce patrimoine local. 
Contact :
– Ronan Perennou, président  — 06 27 21 11 73.
– Siège de l’ Association Les Fonderies Savary-Rivière : 41 rue Brémond d’Ars, 29300 Quimperlé.

Dès la fin du XIXe siècle, les établissements Savary, devenus par la suite Savary-Rivière, faisaient graver des plaques illustrant leurs différentes productions, qu’il s’agisse de machinisme agricole ou de mobilier scolaire. Ces plaques servaient à l’impression de catalogues publicitaires.
Les signatures apposées sur les plaques permettent d’identifier le patronyme des artisans qui gravaient les plaques métalliques destinées à l’impression — notamment pour l’illustration de catalogues. Ces artisans étaient généralement désignés simplement sous le nom de graveurs. Dans le domaine de l’imprimerie, en particulier pour les catalogues illustrés, on employait aussi les termes illustrateur-graveur ou graveur d’illustrations. À l’époque de l’impression traditionnelle, un cliché était une plaque en métal (souvent zinc ou cuivre) gravée ou en relief, utilisée pour reproduire des images, dessins ou textes : Dans ce cas, le terme juste pour la fin du XIXᵉ et le début du XXᵉ siècle est clichés typographiques.On gravait ou moulait ces clichés en relief (souvent en zinc ou en cuivre) à partir d’un dessin ou d’une photographie. Ils étaient ensuite montés sur bois pour atteindre la hauteur d’impression standard (hauteur typographique) et fixés dans la presse avec les caractères en plomb. On les utilisait surtout pour les illustrations, les lettrages décoratifs ou les logos dans les catalogues, prospectus, affiches. Pour un catalogue de cette époque, un imprimeur aurait pu dire par exemple : « Les clichés des illustrations sont prêts, nous pouvons commencer la composition. »

Un clic sur les images permet de les agrandir.

Ce cliché laisse apparaître le montage sur bois sur la droite de la photographie.

Parmi les noms relevés sur les plaques, deux graveurs se distinguent par la réputation qu’ils ont laissée :
– Émile Bourdelin : graveur et illustrateur industriel français du XIXᵉ siècle, il est reconnu pour ses œuvres publiées dans des périodiques illustrés tels que Le Magasin pittoresque et Le Monde illustré. Ses gravures représentent fréquemment des scènes liées à l’industrie — fonderies, ateliers, machines — ainsi qu’à de grandes expositions, notamment les expositions universelles.
– Victor Rose : graveur français actif durant la seconde moitié du XIXᵉ siècle, spécialisé dans l’illustration industrielle et architecturale. Il a contribué à diverses publications consacrées à l’industrie et au patrimoine bâti.
– D’autres noms apparaissent également : O. Froger, A. Dubray, E. Alix (de Paris) et L. Sauverain.