Ce texte, profondément touchant, a été écrit et lu par Jean-Victor lors des obsèques de sa grand-mère, qu’il appelait tendrement Mimi.

Madame Belleguic, Jeannine, maman, grand-mère, Mimi, Tant d’appellations pour décrire une seule et même femme, mais quelle femme !

Une femme qui brillait tant par son élégance — comme chacun sait — que par sa générosité, son humour et son franc-parler. Je ne peux m’empêcher, en te voyant partir, de repenser à tous ces moments que nous avons partagés. Nos « Nouvel An » où tu m’appelais ton cavalier, et où tu me disais :
« Trempe tes lèvres dans le champagne pour marquer le coup ».
Nos pots à la Taverne de Maître Kanter, chocolat chaud en hiver, Vittel menthe en été pour toi, et pour moi, un Indien. Nos visites chez Sephora, parfois mouvementées, lorsqu’on essayait de t’apprendre ce qu’était le modernisme, à toi qui étais déjà si moderne. Les séances de cinéma ! Où nous allions si régulièrement ! Le nombre d’âneries que je t’ai fait voir, comme tu dirais en riant. Nos tours en auto au rythme de Toto Cutugno pour aller principalement à Quimperlé, cette ville que tu aimais tant.
Quelle fierté d’arriver quelque part à ton bras !
Et, nos rendez-vous hebdomadaires que nous attendions tous les deux, où tu me racontais la vie, ta vie et ton histoire.
En nous laissant, tu retrouves tes disparus : grand-père, ton frère, tes sœurs, tes amis et tant d’autres qui t’attendent et que tu attendais aussi. Je te souhaite de trouver la paix et la sérénité que tu mérites. Veille sur nous comme tu l’as toujours fait. Désormais, on compte une touche d’élégance de plus au paradis.
Tu vas terriblement me manquer.
Je t’aime, Mimi.

© Jean-Victor pour Panoplie de vie – avril 2025.