Ce texte a été inspiré après un séjour à Natashquan Québec Canada sur le territoire de la pourvoirie du Lac Victor. 
En suivant ce lien vous pourrez lire le récit de ce voyage en 2004 et expliquer ce poème écrit dans l’avion du retour en France

Natashquan 

Depuis longtemps j’avais rêvé
D’aller un jour à Natashquan
Pêcher des chars et des mouchetées,
Au bout d’la route avec la van

Fallait faire fi des maringouins
Des mouches noires et des brûlots,
Pour aller sur le lac Bégin
Pêcher la grise au fil de l’eau

Pour soulager le lac Victor
La Sauvagesse ouvre grand ses bras
Elle a parfois des reflets d’or,
Mêlés à l’argent des wanas

Les épinettes aux reflets bleus
Vous ouvrent les portes du paradis
Posées par on ne sait quel dieu
Rod et Petit-Jean sont bénis

Écoute la rivière du Milieu
Chanter la légende du trappeur,
Quand les huards au cri de feu
Commencent à semer la terreur

Si vous montez au Chavary,
Accompagnés de Marc-André,
Votre panier sera rempli
De quantité de belles mouchetées

Et puis le soir à la veillée
Au centre du cercle de carrés bleus,
Vincent vous fera apprécier
Ses qualités de maître-queue

Vous y découvrirez peut-être
Un psy disciple de Lacan,
Un policier ami d’un Maître,
Des archers et un  consultant

La trappe racontée par André
Vous donne une âme de gourmet
Le rêve ne sera pas brisé,
C’est comme au temps des Montagnais

Depuis la proue de la chaloupe
L’eau cristalline me fascinait
Point-cinq au centre, Mich à la poupe,
Trois bons copains se régalaient

Enfin ce jour est arrivé
Je suis allé à Natashquan,
Comme j’en avais toujours rêvé,
Au bout d’la route avec la van

p.j.K © 2023